Alcohol use in community-dwelling older persons aged 65 to 70 years: cross-sectional and longitudinal association with frailty, gait, and health care use.

TitreAlcohol use in community-dwelling older persons aged 65 to 70 years: cross-sectional and longitudinal association with frailty, gait, and health care use.
Publication TypeThesis
Year of Publication2016
AuthorsSeematter-Bagnoud, L
Date Published2016
UniversityUniversité de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
CityFaculté de biologie et de médecine ; Université de Lausanne, CH-1015 Lausanne, SUISSE
Thesis TypePHD
Call NumberIUMSP W4-WM-290-CH-See-2016 IUMSP SB-4461
Other NumbersIdentifiant MMS : 991020137249702851
Abstract

Plusieurs études montrent qu'une consommation modérée d'alcool a un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires, mais que l'alcool est associé à un risque accru de cancers, d'hypertension et d'accidents, quelle que soit la quantité consommée. Le rapport risque- bénéfice de l'alcool est probablement moins favorable chez les personnes âgées que chez les adultes d'âge moyen, notamment en raison de modifications du métabolisme, de maladies chroniques et de la prise de médicaments, toutes plus fréquentes avec l'âge. Ce travail décrit la consommation d'alcool chez les participants à l'étude Lausanne cohorte 65+. La plupart des 1564 participants âgés de 65 à 70 ans (58%) rapportaient une consommation dans les limites recommandées pour la santé, soit au maximum 1 verre/jour pour les femmes et 2 verres/jour pour les hommes. Près d'un sur cinq (19%) avait une consommation légèrement supérieure, et 10% une consommation nettement supérieure à ces limites. Par contre, 13% des participants ne buvaient pas d'alcool.Les analyses ont examiné l'association entre la consommation d'alcool et les facteurs suivants, évalués entre 2004 et 2008: fragilité, vitesse et régularité de la marche, nombre de visites médicales et d'hospitalisations. Les résultats ont montré que les performances de marche (vitesse et régularité) étaient significativement moins bonnes chez les personnes rapportant une consommation d'alcool nettement supérieure aux recommandations. En revanche, les résultats n'ont pas permis de confirmer l'hypothèse qu'une consommation supérieure aux recommandations aurait un effet négatif sur la fragilité et sur la consommation de soins. Deux éléments peuvent expliquer ces résultats. D'abord, les personnes dont la santé est atteinte arrêtent souvent de boire de l'alcool. Par ailleurs, une consommation modérée peut avoir un effet bénéfique. Cette deuxième explication a été observée en particulier pour la fragilité : parmi les personnes initialement non-fragiles, les buveurs d'alcool avaient un risque moins élevé de devenir fragiles que les abstinents, y compris lorsqu'on tenait compte du fait que ces derniers avaient plus de maladies chroniques. En fait, une association négative a été observée entre l'abstinence et chacun des facteurs examinés, mais cet effet disparaissait lorsqu'on prenait en considération l'état de santé moins bon des personnes abstinentes (certaines ayant justement arrêté de boire pour des raisons de santé). Ce travail met en évidence qu'un jeune senior sur trois rapporte une consommation d'alcool supérieure aux quantités recommandées pour la santé. Malgré le peu de conséquences négatives observées dans cette étude, ces résultats ne devraient pas servir à encourager la consommation d'alcool, notamment à cause d'autres risques comme les chutes et les accidents.

 

Several studies suggested a benefit of moderate drinking on cardiovascular disease and mortality, while no safe cut-off of alcohol use has been identified for cancer, hypertension or injury. The threshold between benefit and risk is of particular concern in older persons, who might be more vulnérable to relatively low levels of alcohol intake. This work first describes the pattern of alcohol drinking in community-dwelling adults aged 65 to 70 years (N=1564), who participate into the Lausanne cohort 65+ study. Most participants (58%) were light-to-moderate drinkers (i.e. women: <1 drink/day, men: <2 drinks/day), while 29% drank above these recommended thresholds (19% were considered "at risk" and 10% "heavy" drinkers, this latter threshold defined as >2drinks/day (women), >3 drinks/day (men). Then, using data collected from 2004 to 2008, analyses examined the association between these différent levels of alcohol use and the foliowing outcomes: prevalent and incident frailty; gait performance at baseline and follow-up; the use of health services (physician visits and hospital admissions). Contrary to our a priori hypotheses, few of these outcomes were negatively affected by drinking above recommended thresholds, and only gait performance was significantly poorer in heavy drinkers. The lack of significant association found with most other outcomes probably resuit from the combined impact of a healthy survivor effect and a bénéficiai effect of moderate alcohol consumption. This effect was more obvious in the analysis of the association with frailty: ail subgroups of initially non-frail drinkers had a significantly lower risk of incident frailty than non-drinkers, even after adjusting for health status. At the other end of the spectrum, abstinence was associated with poorer gait performance, a higher use of health services and a higher risk of frailty. However, these associations disappeared when adjusting for comorbidity, suggesting a confounding effect of underlying health problems in non-drinkers, the so called "sick-quitter" effect. This work highlights that several methodological challenges are to take into account when designing studies that aim at investigating the effect of alcohol intake on older persons' health, mainly the sick quitter and healthy survivor effects. Despite its mostly negative findings, this work provides important information about alcohol consumption in the young- old population. A striking finding is that one in three young-old persons drinks above recommended levels, and is likely at risk of occasional heavy drinking, with accrued risk for falls and accidents. These persons might feel too young to be concerned by recommendations targeting the older population. Messages targeting more specifically this young-old population might therefore be necessary to improve this result.

URLhttps://serval.unil.ch/notice?pid=serval:BIB_209BE50E6A05
Citation Key / SERVAL ID7498
Type de publication IUMSP: 
Directeur de Thèse ou tuteur de travail de Master IUMSP: 
                         

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