La direction épidémiologique de l'étude pilote du projet Human Biomonitoring assurée conjointement par l'IUMSP et le SWISS TPH

Une direction épidémiologique conjointe entre le SWISS TPH et l'IUMSP

Le Conseil fédéral vient de donner son feu vert au lancement de l'étude pilote du projet Human Biomonitoring (grande cohorte nationale) qui durera 4 ans. Des participants seront recrutés au CHUV et à Bâle (Swiss TPH).

Le projet est dirigé par l'OFSP et la Swiss Biobanking Platform (Christine Currat, Vincent Mooser, Nicole Probst-Hensch), avec une direction épidémiologique assurée conjointement par le Swiss TPH (Nicole Probst-Hensch) et l'IUMSP (Murielle Bochud).

 

Situation actuelle

En mai 2017, un rapport a été remis au Conseil fédéral faisant état de la situation actuelle de la biosurveillance en Suisse et de ses perspectives d’avenir. Un premier rapport, en réponse au postulat Moser 08.3223, avait été publié en 2009 par le Conseil fédéral donnant un aperçu des différents projets de BSH menés jusqu’alors. Ce nouveau rapport tire un bilan de la situation actuelle et propose une perspective d’avenir.

Entre 2010 et 2012, la Suisse a pris part à l’étude européenne DEMOCOPHES, visant à harmoniser la biosurveillance en Europe. Chacun des 17 pays participant a recruté 120 couples mère-enfant, chez qui diverses substances ont été mesurées dans des échantillons d’urine et de cheveux. En parallèle, les mères ont répondu à des questionnaires décrivant tout comportement susceptible d’influencer l’exposition aux substances en question.

Il y a également plusieurs études telles que SAPALDIA et CoLaus qui couplent des données de biosurveillance à des examens cliniques ainsi qu’à des questionnaires sur le mode de vie, les habitudes alimentaires et les facteurs socio-économiques. Le suivi régulier de ces cohortes de volontaires devrait permettre la mise en évidence de facteurs et de comportements à risque pour certaines maladies.

Cependant, les initiatives dans le domaine restent ponctuelles, limitées en nombre de participants et en durée de suivi. Elles sont souvent liés à une problématique particulière comme la cohorte des transplantés (étude STCS). Il n’existe de ce fait pas d’étude donnant une image globale et représentative de l’exposition de la population suisse aux produits chimiques.

Un programme national?

En collaboration avec la recherche académique, l’OFSP envisage de mettre sur pied un programme national pour récolter des données de santé ainsi que des données de biosurveillance humaine. Il s’agirait d’une étude de suivi interdisciplinaire permettant de récolter des données sur l’état de santé, l’exposition à certains polluants et la présence de carences alimentaires de la population générale adulte.

Les objectifs d’une telle étude sont non seulement de fournir des données de santé de référence de la population suisse mais aussi de mieux comprendre l’impact sur la santé de notre environnement et de certains comportements et ainsi de soutenir la politique santé.

Phase pilote

Avec le rapport au Conseil fédéral de mai 2017, le feu vert est donné à une phase pilote de 4 ans. Cette phase préparatoire a pour but de vérifier la faisabilité d’une initiative nationale, de valider les infrastructures et les procédures nécessaires. Elle doit permettre également d’évaluer la participation des volontaires. La phase pilote s’appuiera sur la Swiss Biobanking Platform (SBP), une structure mise en place par le Fond National Suisse pour la recherche scientifique.

Source: OFSP  (la page de l'OFSP permet également de télécharger le rapport du Conseil fédéral sur la biosurveillance et d'autres liens et documents d'intérêt)

 

Dans les médias: RTS, téléjournal de 19h30, 22 mai 2017: Mesurer la sensibilité à la pollution et aux produits chimiques

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