Prix Pfizer de la Recherche attribué à Silvia Stringhini et Cristian Carmeli, collaborateurs de l'IUMSP

Actualité

Silvia Stringhini et Cristian Carmeli, collaborateurs à la Division des maladies chroniques (dMC), ont été primé pour leur travail de recherche Lifecourse biological pathways underlying social differences in healthy ageing, notament pour leur publication Socioeconomic status and the 25 × 25 risk factors as determinants of premature mortality: a multicohort study and meta-analysis of 1·7 million men and women.

Le Prix Pfizer de la Recherche est l’un des prix les plus prestigieux dans le domaine de la recherche médicale en Suisse. Il récompense de jeunes scientifiques qui travaillent dans des instituts de recherche ou des hôpitaux de Suisse et qui contribuent à des avancées majeures ouvrant de nouvelles perspectives dans le domaine de la recherche fondamentale ou clinique.

«La détresse socioéconomique affecte l’espérance de vie aussi fortement qu’un style de vie nocif.»

Le but de ce travail de recherche de Silvia Stringhini, Cristian Carmeli et collaborateurs était de montrer qu’un faible niveau socioéconomique affecte l’espérance de vie aussi fortement que les facteurs de risque importants de certaines maladies non transmissibles. Les auteurs ont utilisé et analysé pour cela les données relatives au statut socioéconomique, à la consommation élevée d’alcool, au tabagisme, à la sédentarité, au diabète, à l’hypertension artérielle et à l’obésité, ainsi qu’à la mortalité, de plus de 1,7 millions de sujets inclus dans 48 études de cohorte réalisées dans 7 pays.
 
Éviter la détresse socioéconomique pourrait prévenir 20% de décès prématurés, soit plus que le diabète, l’hypertension artérielle, l’excès d’alcool et l’obésité. La détresse socioéconomique a diminué l’espérance de vie de 2 ans, autrement dit davantage que l’hypertension, l’obésité et l’excès d’alcool. Les stratégies en matière de santé adoptées à travers le monde pour réduire la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles sont très focalisées sur notre style de vie, mais n’incluent pas le faible niveau socioéconomique.

Cette étude montre qu’un faible niveau socioéconomique a des effets sur la santé comparables à ceux des facteurs de risque bien connus et souligne que la détresse socioéconomique devrait également être prise en compte comme facteur de risque modifiable.

En savoir plus
                         

IUMSP | www.iumsp.ch
Institut universitaire de médecine sociale et préventive
Route de la Corniche 10, 1010 Lausanne - Switzerland
+41 21 314 72 72 | iumsp@chuv.ch

Go to top