USA - près de 400 000 décès seraient attribuables au plomb, chaque année, aux Etats-Unis

Article de revue de presse

Une étude d’une ampleur et d’une rigueur méthodologique inédites vient tout juste de jeter un gros pavé dans la mare de la toxicologie. Entre 1988 et 1994, 14 000 personnes représentatives de la populations des Etats-Unis ont été suivies et monitorées (en particulier leur taux sanguin de plomb) jusqu’en 2011. Les résultats sont inattendus. D’abord, contrairement à l’affirmation dominante, il n’existe pas de niveau non toxique de plomb sanguin : l’effet commence dès le premier atome. Ensuite, si nous connaissions la toxicité du plomb pour le cœur et les vaisseaux chez les jeunes enfants, cette étude montre qu’elle existe pour toute la population exposée et quel que soit l’âge. Mais c’est surtout l’ampleur du phénomène qui frappe : près de 400 000 décès seraient attribuables au plomb, chaque année, aux Etats-Unis. Soit 10 fois plus que l’affirmaient les précédentes estimations. Les auteurs ont examiné les facteurs de confusion et les biais possibles : âge, sexe, origine ethnique, revenu, vie urbaine, tabagisme, diabète, hypertension, cholestérol. Aucun ne joue un rôle notable dans les résultats. Il est donc très probable que le plomb soit une cause de mort aussi importante que le tabac ou la sédentarité. 

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Nouveaux concepts : tout se complique : bloc-notes / Bertrand Kiefer. In: Revue médicale suisse, Vol. 14, no 602 (11 avril 2018), p. 816.

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Date et heure
Mercredi, 11 Avril, 2018 - 17:15

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