Santé et victimisation chez les jeunes : Victimisation physique : Quels liens avec santé mentale et consommation de substances ?

TitreSanté et victimisation chez les jeunes : Victimisation physique : Quels liens avec santé mentale et consommation de substances ?
Publication TypeThesis
Year of Publication2016
AuthorsMonney, F
Academic DepartmentFaculté de biologie et médecine
Degreemaster
Number of Pages33
Date Published2016
UniversityUniversité de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
CityLausanne
Thesis Typemaster
Mots-clésAdolescent, jeune, Mental Health, substance use, Victimisation
Abstract

La violence chez les jeunes est, en Suisse comme dans le monde, un sujet d’actualité motivant de nombreuses recherches et soulevant de nombreuses questions, notamment concernant ses conséquences sur la santé des jeunes victimes.
Utilisant un échantillon de 2'665 jeunes écolier-ère-s du canton de Vaud âgé-e-s de 12 à 17 ans (âge moyen = 14.58 ans), cette étude transversale se penche sur la victimisation physique chez les jeunes et ses liens avec la santé mentale et la consommation de substances psychoactives.
Des analyses bivariées ainsi que de régression logistique ont été conduites sur l’échantillon complet des jeunes répondant-e-s, puis sur des groupes séparés selon le sexe et le niveau socio-économique et ont mis en évidence des associations significatives entre victimisation physique et mauvaise santé mentale, ainsi qu’entre victimisation et consommation de substances dans une moindre mesure, suggérant un potentiel effet délétère de la victimisation sur la santé mentale et la consommation de substances chez les jeunes et un potentiel d'intervention et de prévention dans ce domaine.
Ni le sexe ni le niveau socio-économique n’a montré d’influence majeure sur ces associations. Ainsi, l'absence, en cas de victimisation, de différences significatives au niveau de la santé mentale des filles et des garçons va à l'encontre de la littérature et suggère que les garçons sont, malgré les idées reçues, également sujets à ce genre de problèmes. Une investigation systématique de la santé mentale des jeunes garçons est donc primordiale en clinique, afin d'éviter que ces derniers ne passent entre les mailles du filet du système de soin et pâtissent des conséquences à court et long terme d’une mauvaise santé mentale. De même, l'absence, en cas de victimisation, de différences au niveau de la consommation de substances entre filles et garçons va également à l'encontre de la littérature et suggère que les filles sont, comme les garçons, également en proie aux comportements dit" externalisés" dont fait partie la consommation de substances psychoactives et sont donc susceptibles d'en pâtir. Aborder la question de la consommation de substances chez les filles, lors de consultations générales, est donc crucial.
Enfin, une politique de prévention de la violence dans les classes pourrait permettre d’attirer l’attention des jeunes sur cette problématique et de limiter la violence, permettant donc de diminuer, en amont, les conséquences de celle-ci sur la santé de cette catégorie de la population.

URLhttps://my.unil.ch/secure/resource/serval:BIB_EA20E1D01296.P001/REF
Citation Key / SERVAL IDBIB_EA20E1D01296
Peer reviewNon-Refereed
Type de publication IUMSP: 
Directeur de Thèse ou tuteur de travail de Master IUMSP: 

                         

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